[Verse 1]
Au fond d'un vieux jardin, lorsque l'aurore tremble,
Un homme vient s'asseoir, et nul ne sait son nom.
Le temps autour de lui lentement se rassemble,
Et le vent dans les arbres emporte sa chanson.
Depuis combien d'hivers habite-t-il cette ombre ?
Depuis combien d'étés regarde-t-il passer
Les visages pressés que le temps toujours encombre,
Les rêves oubliés, les amours effacées ?
[Chorus]
Il sourit aux passants qui passent sans le voir,
À ceux qui n'ont pour lui ni parole ni regard.
Quand le ciel devient gris, quand s'approche le soir,
Il dépose un peu d'or dans les plis du hasard.
Ô mystérieux vieil homme au milieu des saisons,
Que caches-tu donc là, derrière tes yeux profonds ?
Peut-être as-tu compris, au détour des années,
Que les âmes sont belles lorsqu'elles savent donner.`
[Verse 2]
J'ai vu couler la pluie au bord de son visage,
Sans savoir si les pleurs venaient du ciel ou de lui.
Le vent semblait parfois froisser son vieux courage,
Puis le soleil venait lui rendre un peu de vie.
Il ne demande rien aux chemins qui défilent,
Ni l'amour, ni l'argent, ni même un souvenir.
Il offre son sourire aux âmes les plus fragiles,
Comme si donner était sa façon de guérir.
[Chorus]
Il sourit aux passants qui passent sans le voir,
À ceux qui n'ont pour lui ni parole ni regard.
Quand le ciel devient gris, quand s'approche le soir,
Il dépose un peu d'or dans les plis du hasard.
Ô mystérieux vieil homme au milieu des saisons,
Que caches-tu donc là, derrière tes yeux profonds ?
Peut-être as-tu compris, au détour des années,
Que les âmes sont belles lorsqu'elles savent donner.[Bridge]
Un soir, je me suis assis tout près de son silence,
J'ai cherché dans ses yeux le secret d'autrefois.
Il n'a rien raconté de son ancienne existence,
Mais son sourire a parlé bien plus fort que sa voix.
Alors j'ai compris, dans la douceur du soir,
Que certains ont souffert pour apprendre à offrir,
Que ceux qui ont connu les longues nuits sans espoir
Sont parfois les premiers à nous rendre l'avenir.[Chorus]
Il sourit aux passants qui passent sans le voir,
Et son vieux banc demeure au milieu du jardin.
Sous la pluie, sous le vent, sous les étoiles du soir,
Il attend simplement le retour des matins.
Et peut-être qu'un jour, lorsque viendra son heure,
Quelqu'un prendra sa place au milieu des fleurs.
Et gardera, comme lui, dans le secret du cœur,
Un sourire à donner aux passants de passage.
[Outro]
Ainsi vont les humains, ainsi vont les saisons,
Les uns perdent leur temps, les autres leurs chansons.
Mais lui restera là, tant qu'il restera demain,
À semer des sourires au bord du vieux chemin.
Et lorsque son banc sera devenu silence,
Peut-être qu'un passant, touché par sa présence,
S'arrêtera un instant, sans savoir pourquoi…
Et sourira à quelqu'un, comme il souriait autrefois.